lundi 26 juillet 2010

Ils ont raison (3)

Quelle société voulons-nous ?

(‘R’, Arlon, Belgique, 1980)

La société pour laquelle nous luttons doit permettre l’émancipation de l’individu au sein de la collectivité. Les discriminations/ségrégations d’âge et de sexe n’existeront plus. Chacun est reconnu en tant qu’individu. Ce socialisme n’a rien à voir avec Claes, Leburton, Brejnev, Helmut Schmitt, Hua guo Feng . . .

Nous refusons les « socialismes » autoritaires, nationalistes, bureaucratiques ; quelle forme que ce soit de gouvernement sur le peuple est malsaine, l’autorité n’a de sens que si elle mène à l’autonomie et non à la dépendance.

Cela implique la disparition des classes sociales ainsi que les catégories « intellectuelles » et « manuelles » qui se fondent l’une dans l’autre. Ce système implique l’abolition de la propriété privée (ex. : propriété commerciale, industrielle. . . ) qui se transforme en propriété de la communauté et non de l’état. L’esprit de la propriété est également à abolir.

Le contrôle des moyens/instruments de production/distribution doit être fait par, et donc pour, la collectivité entière. Il en sera donc fini du profit financier, seule loi de l’économie, ainsi que de la sacro-sainte rentabilité.

Travailler pour un salaire, ce n’est pas du socialisme. Le salariat et l’argent sont abolis et le principe de la répartition des biens de la communauté se fait en fonction des besoins de chacun. La société doit être guidée par l’impératif des besoins réels des gens et non pour en retirer un profit. Nous entendons par besoins réels : nourriture, habillement, logement, loisirs, besoins de créativité, services. . .

Partout, chacune et chacun doit y avoir accès.

Cette société repose sur le pouvoir populaire qui s’exprime à travers les groupes de base (quartiers, usines, chantiers, fermes. . . ) Exemple : les propositions de ces groupes sont centralisées par des conseils élargis, composés de techniciens qui apportent les modifications nécessaires pour éviter désordre et confusion dans la production et rendre compatibles les volontés des divers groupes de base. Ensuite, ces propositions doivent retourner à la base pour y être rediscutées ou approuvées de façon à ce quelle en garde toujours le contrôle et la responsabilité de son application.

Nous sommes donc pour une société qui ne délègue pas.

Les institutions (ex : famille, école, églises,. . . ) sont des agents de transmission de l’idéologie traditionnelle et nous devons les repenser de façon critique et fondamentale. Epinglons ici la contrainte religieuse, l’imposture des religions organisées.

Une société sans rivalité, sans frontière ; une société de fraternité internationale, c’est possible. . . mondialement.

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